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Dettes externes et Risques-Pays


Depuis 2003, nous pouvons remarquer un intérêt grandissant pour des titres de la dette externe comme le C-Bond et le Risque Brésil. En 2005 le Brésil atteignait ses 303 points, en 2006, 193 et en mai 2007, 150 points (en dessous de la moyenne des pays émergents).
L'EMBI+Brésil mesure le risque pays Brésilien et il est calculé par la banque JP Morgan qui s'occupe seulement des pays émergents. L'indicateur est interprété comme un thermomètre de confiance pour les investisseurs étrangers dans l'économie d'un pays. Il accompagne les intérêts d'un panier de titres de la dette externe de chaque pays émergent.
A 150 points, l'indicateur montre que la moyenne des intérêts de ces titres est 1,5 % au dessus de l'américaine. Cela signifie que le pays peut obtenir des financements à des conditions plus avantageuses.
Septembre 2005 : Le Brésil acquiert les titres de C-Bond remanescents du marché international. Ensuite il a mis en place un lancement historique de titres en reals, qui a nettement amélioré l'image de solidité du Pays.
En 2006, une vente anticipée de tout le stock de titres "Bradies" a été annoncée. Elle representait 6,64 billions de dollars. Tous les titres associées à la dette externe ont été éliminés le 15 avril, à l'exception du BIBs, considérés comme des "pré-Bradies" et qui correspondent à moins de 0,4% du stock total de cette dette.
Le trésor public travaille depuis un certain temps visant la substitution des titres de change ainsi que ceux liés à la SELIC, parce que sa rémunération est moins prévisible que celle des papiers préfixés.
La dette externe a chuté en 2005, atteignant les 183,2 billions de dollars. La relation entre la dette externe et le PIB, qui à la fin de 2002 représentait 46 %, s'est clôturée en 2005 à 20,7 %, le plus petit pourcentage depuis 1975 (qui était encore aux alentours de 25%).
En Mars 2007, l'IBGE a annoncé la nouvelle méthodologie pour le calcul du PIB nominal du Brésil, un changement historique, en haussant les chiffres entre 2002 et 2005 : Le PIB de 2005 qui était équivalent à R$ 1,937 trillions ou US$ 797 billions à un taux de change en moyenne R$ 2,43, est passé à R$ 2,148 trillions ou US$ 884 billions, une augmentation de 10,9 %. Maintenant, avec le PIB de 2006 égal à R$ 2,322.818 trillions et US$ 1,067 (à un taux de change du dollar en moyenne de R$ 2,1776), nous arrivons à une relation de la dette externe de seulement 16%.
Le 11 mars 2008, L'IBGE a annoncé que le PIB NOMINAL du Brésil avait grandi de 5,4 % en 2007, arrivant à R$ 2,6 trillions. Le PIB a atteint alors US$ 1,333 trillions, avec un probable Dollar coté à R$ 1,95. La relation avec la dette externe équivaut à 14,8 %.
Le PIB a été évalué, par la méthode de parité du pouvoir d'achat de 2005, à US$ 1,803 trillions, faisant le Brésil occuper la 8ème position des puissances mondiales, dépassant ainsi l'Inde.
En 2006, avec le PIB/PPP d'une valeur approximative de US$ 1,880 trillions, le Brésil s'est vu occuper la 7ème position de plus grande économie mondiale cette fois, dépassant ainsi la France. Ce même calcul (PIB/PPP) a baissé la relation de la dette externe en 2006 la faisant atteindre les 9% (27ème position mondiale).
La dette externe du Brésil s'est cloturée en 2007 à US$ 197,7 billions. En janvier, les actifs du Brésil appliqués à l'étranger ont dépassé la dette externe (publique et privée) et pour la première fois dans toute l'histoire du pays, avec un solde créditeur de US$ 4,3 billions.

Un autre facteur important est la taille de la relation de la dette externe et la valeur des exportations. En décembre 1999, la dette externe était 4,1 fois supérieure aux valeurs des exportations. Elle a chuté à 1,5 en 2005, et en 2006, un peu plus avec 1,25 fois.
Après avoir payé en avance ses dettes au fond monétaire international (FMI) et au Club de Paris, changeant ainsi son profil débiteur à créditeur, à partir de 2008 le Brésil devra rentrer comme associé de 2 associations de créditeurs internationaux : Le Club de Paris déjà cité et à la Coopération et Développement Economique (OCDE).
Le Club est un entité informelle où les gouvernements créditeurs se réunissent. De ses 19 membres, seulement la Russie ne fait pas partie de l'OCDE (genre de club des nations riches). Les autres sont les Etats-Unis, Alemagne, Japon, Royaume-Uni, France, Canadá, Australie, Belgique, Danemark, Finlande, Irlande, Italie, Hollande, Norvège, Espagne, Suède et Suisse.
Le FED (Federal Reserve) a longtemps temps contribué aux investissements au Brésil grâce à une augmentation lente de la taxe basique d'intérêts américains à l'époque de son président Alain Greenspan, qui est parti en retraite en avril 2006.
En 2004 elle est montée 5 fois, de 1% à 1,25/1,5/1,75/2 et 2,5% em décembre 2004. En 2005, 7 fois : 2,75/3/3,25/3,5/3,75/4 et 4,25% en décembre. En 2006, les hausses du FED ont continué en 4 fois : 4,5%/4,75%/5% et 5,25% en juin, quand il s'est stabilisé durant l'année de 2006.
Seulement en septembre 2007, le FED a réduit la taxe à 4,75%, en plein milieu de la crise du marché immobilier américain. Juste après l'Euro a atteint son maximum historique de US$ 1,40. Le 31 octobre, une autre réduction a été appliquée atteignant ainsi le 4,5%. A ce moment le real visait la cotation record de R$ 1,70 par Dollar. Avec la dernière réduction la prime rate américaine s'est clôturée en 2007 à 4,25 %.
Le 22 janvier de 2008, pendant une réunion extraordinaire, le FED a réduit les intérêts basiques à 0,75% pour une taxe de 3,50%. Avec la gravité de la crise américaine qui ne cessait d'accroître, le premier trimestre de 2008 a assisté a une chute des intérêts à 2,25%. Fin avril 2008 : 2%.
Les payements en avance de la dette externe et le fait de devenir un créditeur externe liquide sont des faits très bien vus par des investisseurs internationaux et ils contribuent à la chute du risque brésil et à l'obtention, dans un futur proche, du investment grade (degré d'investissement) des agences de classification de risques. Une fois obtenu ce degré d'investissement, l'apport en ressources au Brésil augmentera.
En février 2006, l'agence américaine de classification de risques Standard & Poor's a élevé la classification de risque souverain à long terme, en monnaie étrangère, du Brésil, de BB- à BB. Avec cela, il ne manquera au Brésil que 2 degrés pour qu'il atteigne la classification de degré d'investissement, considéré comme un pays sûr pour investir.
Le risque souverain à long terme, en monnaie locale, a aussi été évalué, de BB à BB+. Le risque d'investissement à court terme en monnaie locale et étrangère est devenue stable au niveau "B". La perspective pour le pays, selon l'agence est " stable ".
En relation à la monnaie, avec la grandissante entrée de ressources externes au Brésil, la cotation du dollar a continué a être forcée à chuter en 2005, 2006 et encore en 2007.
Le dollar a atteint le seuil des R$ 2,00 le 15 mai 2007 pour la première fois depuis le 15 février 2001, malgré une taxe SELIC encore haute, une forte entrée de capital externe et toute la résistance de la banque centrale afin de ne pas porter préjudice aux exportations.
Le jour suivant le 15 mai 2007, l'agence Standart & Poor's (S&P) a élevé la note de la dette souveraine Brésilienne à " BB+ ". Ce même jour le dollar arrivait à R$ 1,95. Le 22 février 2008, pour la 1ère fois depuis 1999, la monnaie a été cotée à R$ 1,70.
La veille du férié du 1er mai 2008, la S&P a finalement donné son degré d'investissement au Brésil. Ce même jour la BOVESPA (marché boursier brésilien) a eu une hausse de 6,3%. Nous attendons une entrée massive de dollars au Brésil. Cela doit arriver parce que les principaux investisseurs étrangers auront maintenant la permission pour investir au Brésil. Selon le règlement de ces fonds, il n'est pas permis d'investir dans des pays à risque élevé, ceux qui ne possèdent aucun degré d'investissement. Les entreprises Brésiliennes pourront aussi demander des emprunts étrangers à un coût moins élevé. L'expectative est de voir la cotation du dollar chuter encore plus.

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